Un ours polaire à Maisonnette

Un ours polaire à Maisonnette

Journaliste: Ève Haché

MAISONNETTE - Notre équipe a apprise qu’un ours polaire aurait dérivé sur une banquise de la Baie des Chaleurs jusqu’aux côtes de Maisonnette dans la nuit de mercredi à jeudi. C’est jeudi matin que la bête blanche de plus de 550 livres (250 kg) a atteint les berges du petit village côtier.

Probablement affamée et assoiffée, la bête s’est tout de suite dirigée vers le premier chalet en vue. L’animal attiré par la viande fraîche et la chaleur a pris la première occasion pour subvenir à ses besoins. C’est la famille de Roger et Lucianne Blanchard qui a eu la malheureuse surprise sur leur perron de porte : « Eille, on était en train de manger notre mess d’hareng comme d’habitude pis tout d’un coup on entend marcher sur notre perron ». Monsieur Blanchard alla voir à la porte qui pouvait bien leur rendre visite aussi tôt un jeudi matin. Lorsqu’il entrevit la silhouette de l’énorme bête féroce, il fut extrêmement surpris et sans mots. Sans hésitation, la famille Blanchard contacta le service d’urgence 9-1-1.

La bête fut rapidement maîtrisée et envoyée à la SPCA de la Péninsule acadienne. Quiconque aimerait l’adopter peut contacter le numéro sans frais 1-800-SAUVEMOI. Comme le mentionne la présidente de la SPCA-PA : « Donnez une deuxième chance à un animal maltraité et inoffensif… et surtout parce qui prend de la place en cr*ss dans nos petits locaux pis y’a déjà bouffé par accident un chat ».

Le service d’urgence mentionne que la bête jouait avec un objet sur le bord de la plage lors de leur arrivée : « L’ours polaire jouait avec un tire qui était probablement sur la plage depuis le 15 août dernier ».

Le jeune maire de Maisonnette se dit rassuré, mais aurait voulu être consulté dans ce dossier : « Je suis très content que l’ours blanc fût maîtrisé et que la sécurité des habitants soit à nouveau retrouvée. Nos plages et le tourisme sont des éléments essentiels de notre économie. Avec un ours polaire sur les plages, ça aurait pu faire peur à du monde… ». Le maire Godain aurait quand même aimé conservé l’ours dans le village : « Ça fait jaser des affaires comme ça, et on aurait pu créer une nouvelle attraction touristique dans la Péninsule acadienne ».

Si la tendance se maintient, les Niaiseries Acadiennes croient que d’autres ours polaires pourraient bien faire surface dans plusieurs localités de la Péninsule acadienne, issue de la pression anormale des glaces pour ce temps-ci de l’année.


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